mardi 16 avril 2013

Haguenau


Dans la  Z.A de l’aérodrome, un sex-shop voisine avec la mission petite enfance et le centre culturel alévi. La zone abrite aussi, dans un hangar en tôle, un délicieux et poétique Musée du Bagage. Une extraordinaire collection de malles fabriquées entre 1850 et 1930, la grande époque du tourisme. Des malles à chapeaux, instruments de musique, attirail d’apothicaire, nécessaire à thé ou encore des malles d’écrivain avec table pliante incorporée comme celle de Conan Doyle ; l’une des pièces maîtresses du musée. 

Niederbronn-les-Bains






 

Sur les hauteurs de Niederbronn, en face du cimetière militaire allemand, on a construit une maison néolithique, en bois et en torchis,  pour l’édification des jeunes générations. L’Expéridrome. Il  accueille des classes. Une façon de montrer aux enfants des cités les vertus du béton.

samedi 6 avril 2013

Bitche

 

Bitche est une ville de garnison en plein déclin. Le Quartier Teyssier-Jouart, fraîchement évacué – il y  encore des guirlandes garnies d’ampoules sur l’esplanade- offre le spectacle grandiose d’un immense parc rasé de près, bordé de bâtiments militaires fantômes aux portes et fenêtres murées avec des parpaings. Une véritable œuvre d’art contemporain.
Du temps de sa grandeur Bitche a failli avoir sa place à Paris, et même dans le XVIe arrondissement. Mais il y fut renoncé à cause d’une fâcheuse homophonie, bitch signifiant putain en anglais. Du coup on la baptisa : place des Etats-Unis.

Sarreguemines





La faïence de Sarreguemines qui a fait la réputation et la prospérité de la ville est une affaire révolue. Plus une seule fabrique en activité depuis six ans. L'Office de Tourisme propose un "circuit de la faïence" qui passe par une usine à l'abandon.



vendredi 5 avril 2013

Freyming


Merlebach


Béning-lès-Saint-Avold

 

A Béning, Framafer fabrique d’extraordinaires engins spécialisés roulant sur rail. Une production qui passionne de nombreux blogueurs ferrovipathes.

Saint-Avold

 
Saint-Avold est une ville bleue. Elle a donné son nom à une pierre bleue semi-précieuse, l’azurite de Saint-Avold, et on y a longtemps produit du bleu de Prusse. Du coup on a fait du chromotourisme, marché au hasard des rues et photographié en chemin tout ce qu’on trouvait de bleu.
Si on est plutôt attiré par les balades souterraines, on peut visiter  l’ancienne mine de plomb voisine du Bleiberg. Mais en été uniquement, le reste du temps c’est une réserve protégée pour les chauves-souris.

jeudi 4 avril 2013

Metz

 

A Metz, ancienne ville de garnison, la chose militaire est présente jusque dans les confiseries sous la forme d’une friandise : le « boulet » en chocolat, de la taille d’une balle de tennis,  fourré de ganache, frangipane, pâte d’amandes et noisettes grillées. De la bombe.
La façade du  n° 31 de la place Saint Louis porte un curieux bas-relief représentant le plat d’une main. Un éloge de la taloche. Au 19ème siècle le maître des lieux avait été giflé par un tiers. Un procès s’en était suivi et la victime avait obtenu réparation. Pour punir durablement son agresseur et exposer sa condamnation aux yeux de tous il avait choisi d’investir le montant de ses dommages et intérêts dans la réalisation de cette petite œuvre vengeresse.
Une pratique que pourraient encourager le Ministère de la culture et la délégation aux arts plastiques pour donner du boulot aux artistes.

Hagondange

 

Avec jusqu’à six haut fourneaux en activité pendant des décennies puis l’arrêt brutal de la sidérurgie dans les années 70, Hagondange a connu des hauts et des bas. Elle est aujourd’hui dotée des secondes plus hautes montagnes russes en bois d’Europe dans le parc Wallygator voisin. L’Anaconda.

Thionville

 
A Thionville on se bat bec et ongles pour la survie du platt, le patois local. On mange des schneks, des spritz et des knepps. Du coup, forcément, on prend du schpeck. Alors pour oublier on boit des shlouks de schnaps et puis on met ses schlapps et on clanche la porte. Surtout quand on a la chance d’avoir une maison aussi extraordinaire que la « Go house » (2 rue Lyautey) dessinée par les architectes Emmanuelle Marin et David Trottin.

mercredi 3 avril 2013

Longwy


En 2009,  Brigitte Gaspard a tricoté pour le Guinness des records une couverture de 327 mètres carrés destinée à recouvrir le Puits du Siège, le plus célèbre monument de Longwy.

Longwy a aussi une citadelle Vauban,  un festival de jazz, « Longwy la nuit » et un musée municipal qui abrite l’une des plus importantes collections de fers à repasser d’Europe. Et, cerise sur le gâteau, un golf international installé sur l’emplacement d’un ancien complexe sidérurgique. C’est probablement l’un des seuls au monde où l’on swingue et droppe au milieu des vestiges rouillés d’un haut-fourneau.

mercredi 13 mars 2013

Sedan



La spécialité gastronomique de Sedan (danse en verlan) est la « cacasse à cul nu ». Une fricassée de pommes de terre, oignons, ail et vin blanc. C’est tout. Un festin de prolo simplissime et grandiose. On peut aussi y ajouter quelques tranches de lard mais dans ce cas, la cacasse n’est plus « à cul nu ». Les membres de la Confrérie de la Cacasse, une vingtaine d’épicuriens dont la devise est  « Tout passe, tout lasse, pas la cacasse », sont formels sur ce point.
C’est aussi dans cette vieille ville industrielle qu’auraient été créés les jardins ouvriers en 1889 un siècle exactement après la Révolution. Un groupe de dames patronnesses, scandalisées par la misère qui régnait dans la ville, auraient décidé de confier un lopin de terre aux ménages les plus pauvres pour qu’ils puissent cultiver des fruits et des légumes, surtout des patates pour la cacasse. 
Si l’on est adepte du shopping « made in France », un bon plan à Sedan :  les ateliers de la Pantoufle  Ardennaise.  On y trouve même un modèle spécial  « supporter de salon » pour encourager douillettement le Club Sportif Sedan Ardennes qui peine en Ligue 2.

mardi 12 mars 2013

Charleville-Mézières

 
On s’attendait à ce que le plus célèbre des carolomacériens, Arthur Rimbaud, soit servi à toutes les sauces dès le hall d’arrivée de la gare. Un peu comme Mozart à Salzbourg. Et bien pas du tout. L’exploitation commerciale du poète se résume à une librairie papeterie, une résidence médicalisée, un charmant petit musée installé dans un ancien poste d’octroi au bord de la Meuse et un bar-brasserie qui propose une carte tout à fait classique. Mais que pourrait bien être une cuisine rimbaldienne ? Une cuisine dont tous les ingrédients seraient obligatoirement cités au moins une fois dans son œuvre ?

Biscuit de la route (Vagabond)
Blé (Sensation)
Bonbons habillés d’or (les étrennes des orphelins)
Bouillon court sur la rouille (le Loup criait)
Cassis (La rivière de Cassis)
Chou vert (les poètes de sept ans)
Confiture exquise (le bateau ivre)
Coq (Bonheur)
Crèmes brunes (les mains de Jeanne-Marie)
Cresson bleu (Le dormeur du val)
Du jambon rose et blanc parfumé d’une gousse d’ail (Au cabaret vert)
Fruit d’Asie (Bouts-rimés)
Haricots (Un Cœur sous une soutane)
Laurier (Aube)
Légumes aqueux (l’Impossible)
Lourd pain blond (Les effarés)
Mouron ( Mes petites amoureuses)
Mûre (Jeune ménage)
Noirs raisins (Soleil et chair)
Oeufs à la coque ( Mes petites amoureuses)
Olive (Sonnet du trou du cul)
Omelette au lard (Un Cœur sous une soutane)
Oranges  (les mains de Jeanne-Marie)
Pains couchés aux vallées grises ! (Fêtes de la faim)
Pêche (La Maline)
Poire (Jeune goinfre)
Pois (Entends comme brame)
Pommes sûres  (le bateau ivre)
Praline (Sonnet du trou du cul)
Religieuse (Michel et Christine)
Salade (le loup criait)
Soupe aux chou (Un Cœur sous une soutane)
Tartes, flans, gélines dorées ( Charles d’Orléans à Louis XI)
Tartines, beurre, jambon (Au cabaret vert)
Terrines ( Mes petites amoureuses)
Thym (Après le déluge)
Viande saignante (Barbare)
Volailles (le loup criait)




Accompagnés de :


Bitter sauvage (Vagabond)
Café (Vagabond)
Champagne (Roman)
Cidre (Vagabond)
Eau des bois, eau d’Europe (Le bateau ivre)
Lait (Vagabond)
Limonade (Roman)
Liqueurs fortes (Mauvais sang)
Quelque liqueur d’or, fade et qui fait suer (Larme)
Thé (Vagabond)
Vin (Ma bohème) (l’Orgie parisienne)
Vin de Baigneux ( Charles d’Orléans à Louis XI)
Vin de Beaulne  ( Charles d’Orléans à Louis XI)
Vin de la Paresse [voici que monte en lui le] (Les chercheuses de poux)
Vin vieux (Tête de Faune)
Vins bleus (Le Bateau ivre)
Vins des Cavernes  (Vagabond)

Hirson

 
Hirson a longtemps été un important noeud ferroviaire où se croisaient l’Orient Express et le Paris-Varsovie. Il ne reste de cette glorieuse époque que deux monuments à l’abandon : la rotonde à locomotives et la « Tour Florentine », un somptueux poste d’aiguillage de 50 mètres de haut qui fait un peu penser à un Géant  de l’Ile de Pâques revisité par le Bauhaus. Ils ont été construits par un architecte alsacien, Gustave Umdenstock, spécialiste des ouvrages ferroviaires entre les deux guerres. Hirson est un peu sa Chapelle Sixtine. La rotonde qui a abrité un temps des concerts de Heavy Metal est aujourd’hui interdite au public. Mais nous avons eu la chance de pouvoir y entrer grâce au Cirque de Paris, de passage à Hirson, qui y faisait paître son dromadaire.

lundi 11 mars 2013

Maubeuge

 
Maubeuge et son fameux clair de Lune. L’un des tout premiers tubes de l’histoire et un joli conte très « trente glorieuses ». Francis Perrin, un chauffeur de taxi parisien avait composé la chanson et l’avait enregistrée pour son plaisir. Il l’avait fait écouter à une amie programmatrice dans une radio qui l’avait diffusée en douce. Succès immédiat. Les paroles disent à peu près la même chose que le  poème de Joachim Du Bellay qui commence par « Heureux qui comme Ulysse a fait un fait un beau voyage ». Mais en nettement plus rigolo et sur un air de tango. L’histoire d’un voyageur qui a couru le monde et qui se rend compte en rentrant chez lui que c’est définitivement son endroit préféré.

En relisant les paroles calligraphiées sur un mur de l’avenue de France on s’est rendu compte que cette chanson, avec tous ces noms d’ailleurs, proches ou lointains, était un véritable programme de voyage expérimental : Pontoise, Tourcoing, la Meuse, le Kremlin-Bicêtre, Cambrai, La mer Rouge, la Mer Noire, La Mer-diterranée et Roubaix.
La chanson, traduite en allemand et transposée à Wanne-Eickel, une petite ville de la Ruhr, est aussi devenue un fameux « Schlager »

Nous avons dérivé dans Maubeuge, détruite à 90 % pendant la guerre et joliment reconstruite en brique rouge d’après les plans d’André Lurçat, frère de Jean  Lurçat (peintre, céramiste et créateur de tapisseries) et pote de Le Corbusier. Communiste convaincu, il a profité du chantier pour abaisser un peu la résidentielle ville haute et rehausser la ville basse plus populaire. 
Et nous avons dîné au « Soleil d’Agadir ».

Je suis allé aux fraises
Je suis rev'nu d'Pontoise
J'ai filé à l'anglaise
Avec une Tonkinoise
Si j'ai roulé ma bosse
Je connais l'univers
J'ai même roulé carrosse
Et j'ai roulé les R
Et je dis non, non, non, non, non
Oui je dis non, non, non, non, non, non, non, non, non

(Refrain)
Tout ça n'vaut pas
Un clair de lune à Maubeuge
Tout ça n'vaut pas
Le doux soleil de Tourcoing (Coin-coin ! - Oh je vous en prie, hein !)
Tout ça n'vaut pas
Une croisière sur la Meuse
Tout ça n'vaut pas
Des vacances au Kremlin-Bicêtre
J'ai fait toutes les bêtises
Qu'on peut imaginer
J'en ai fait à ma guise
Et aussi à Cambrai
Je connais toutes les mers
La Mer Rouge, la Mer Noire
La Mer-diterranée
La mer de Charles Trenet
Et je dis non, non, non, non, non
Oui je dis non, non, non, non, non, non, non, non, non

(Refrain)
Tout ça n'vaut pas
Un clair de lune à Maubeuge
Tout ça n'vaut pas
Le doux soleil de Roubaix (coin-coing ! - Vous êtes ridicule !)
Tout ça n'vaut pas
Une croisière sur la Meuse
Tout ça n'vaut pas
Faire du sport au Kremlin biceps

Aulnoye-Aymeries



Alphapromenade à Aulnoye-Aymeries : de la rue des Acacias à la rue Youri Gagarine.

Valenciennes



Au milieu du 19 e siècle il y avait à Valenciennes, un petit groupe de révolutionnaires excentriques et bons vivants qui s’étaient constitué en Société des Incas. Leur devise : « Union, plaisir, humanité » Ils idéalisaient les Incas auxquels ils prêtaient une organisation sociale utopique, communautaire où la propriété n’existait pas. Leur principale activité consistait à organiser chaque année la Fête des Incas, « en hommage à la famille humaine » et pour laquelle chacun devait adopter un pays du monde et son costume. Un grand défilé d’Ecossais en kilt, maharadja, sorcier zoulou, vahiné … Mais avant ça on s’était fait immortaliser par la toute nouvelle invention qui permettait de transcrire directement la réalité sur la plaque : la photographie. C’est dire si l’événement était considérable. Il paraît qu’il rassemblait chaque fois dans les cent mille spectateurs venus de toute l’Europe. Un ancêtre de la Love Parade en quelque sorte. D’ailleurs tout ça, dit-on, finissait en orgies. Loin du regard des daguerréotypistes.

Orchies

 
Orchies, siège de la fameuse société Leroux, est dotée d’une  Maison de la chicorée qui explique par une exposition-parcours « L’aventure de la chicorée de l’Antiquité à nos jours ». La chicorée (Cichorium intybus) est devenue un substitut du café pendant le blocus continental (1806 - 1814) qui interdisait aux bateaux d’accoster dans les ports de l’empire, privant les consommateurs français de produits exotiques comme le sucre et le café. Ça a tout de même eu un mérite, celui de doper les esprits inventifs pour pallier le manque. Par exemple faire du sucre à partir de la betterave et remplacer le café par des racines de chicorée torréfiées. La chicorée fut aussi l’ersatz du café pour tout le pays de 1939 à 1945. Un produit de guerre comme les rutabagas, topinambours, crosnes, salsifis, scorsonères… La paix revenue et avec elle l’arabica, on a un peu négligé ce succédané. Mais aujourd’hui, la nouvelle cuisine hype le redécouvre et l’impose comme un aliment merveilleux en l’associant au foie gras ou à la selle d’agneau de lait.

Villeneuve-d'Ascq


De Lille, nous sommes allés en VAL au LaM.
Le VAL, premier métro automatique sans chauffeur du monde, a été expérimenté sur cette ligne et signifiait à l’origine Villeneuve - d’Ascq – Lille. Depuis l’acronyme s’est transformé en « Véhicule Automatique Léger » plus performant à l’export.
Quand à LaM on ne sait pas très bien à quoi ça correspond puisque l’appellation officielle du lieu est « Lille métropole, musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut ». En tout cas c’est un chouette musée avec une fabuleuse collection d’oeuvres d’artistes singuliers.

samedi 9 mars 2013

Lylle




A Lille nous avons tenté une expérience de tourisme upsilonien qui consiste à explorer son « grand boulevard » , « Les Champs Elysées du Nord », une vaste artère centenaire  en forme de « Y ». Elle relie le centre de la ville aux deux grandes communes limitrophes ,  Roubaix et Tourcoing. C’est une des premières avenues multimodales de France conçue dès l’origine avec route pour voitures, voie ferrée de tram et allée cavalière remplacée aujourd’hui par une piste cyclable. Il n’y a pas grand-chose à y faire sinon jouir du passage hâtif à travers des ambiances variées : ZA, quartiers résidentiels ultrachics, cités, ponts autoroutiers couverts de tags. Il paraît qu’à Lille chaque année, la mairie assistée par plusieurs sociétés de nettoyage spécialisées en efface environs trente mille. L’équivalent de vingt terrains de foot. Il a même été créé un nouveau métier : releveur de tags. Une escouade de jeunes gens en rollers dont le boulot consiste à arpenter la ville pour recenser les nouvelles œuvres spontanées. Ce n’est pas super bien payé mais pour qui aime se balader en patins à roulettes…

Hazebrouck

 

A Hazebrouck on pratique le tir à l’arc vertical ou « tir à la perche ». Un très vieux jeu flamand qui consiste à abattre des cibles en plumes en forme d’oiseaux accrochées au bout d’un mât d’une trentaine de mètres de haut. Le problème évidemment c’est que la flèche, en vertu des lois de la pesanteur, finit par retomber et il vaut mieux ne pas être sur sa trajectoire . Une archère hazebrouckoise nous a d’ailleurs confié que la plupart des pratiquants du club, pardon de la « ghilde », ont été « baptisés », c’est-à-dire victimes au moins une fois d’un de ces retours de flèche.
- Et quand on la prend sur la tête ?
- Alors là forcément ça saigne ! concède t-elle, le port du casque est conseillé.

vendredi 8 mars 2013

Dunkerque

 
Un des derniers sports aquatiques à la mode est le « longe-côte » inventé à Dunkerque en 2007. Ça consiste à marcher dans l’eau , immergé jusqu’à mi-poitrine, en s’aidant d’une pagaie de kayak pour avancer. Cette activité qui fait un tabac dans tout le nord de la France commence même à gagner les rivages océaniques et méditerranéens.
Bon, sans nous vanter, le Latourex avait déjà proposé dans les années 90 (mais il est vrai sans l’avoir jamais le testé) dans sa série des mots-valises de voyage,  le «circuissarde» : un tour de la Sardaigne les pieds dans l’eau, équipé de bottes montantes.

Calais

 
Il reste six manufactures de la fameuse dentelle de Calais. Une industrie peu menacée de délocalisation grâce aux machines centenaires qui servent à la produire et qui sont toutes inscrites au Patrimoine. Pourtant tout n’est pas toujours rose pour les 1500 wheeleurs, passeurs de chaîne, effileuses, écailleuses ou tullistes calaisiens. La lingerie, principale consommatrice de dentelle, fait la pluie et le beau temps dans le secteur en fonction de ses modes et tendances. Les années string sont un cauchemar. En revanche que revienne le shorty, la culotte haute voire le panty et toute la ville reprend des couleurs.

jeudi 7 mars 2013

Boulogne-sur-Mer


 C'est la ville du film « Muriel ou le Temps d’un retour » d’Alain Resnais, hommage aux quatre Buildings de la Reconstruction et à un immeuble bâti à flanc de colline qui menaçait à l’époque de s’effondrer vers la mer. Un demi-siècle plus tard il est toujours debout mais a été évacué définitivement l’an dernier à la suite d’un glissement de terrain. Il doit être rasé. En attendant, la terrasse du dernier étage, d’où l’on a une vue sublime sur le port, est le repaire des amoureux et des promeneurs de chiens.
Boulogne est très connue et même vénérée en Argentine. C’est là que le général  José de San Martin (1778-1850), héros national, a fini sa vie. Comment cet artisan de l’indépendance de plusieurs pays d’Amérique Latine s’est-il échoué sur les rivages picards de la Manche ? Mystère et bolas de gaucho.
Petit conseil aux voyageurs catholiques  :  brûler un cierge à Notre Dame de Boulogne, la vierge à roulettes qui a réintégré la basilique après une escapade de 100 000 kilomètres à travers la France entre 1943 et 1948 : « Le char du grand retour ».

dimanche 16 septembre 2012

Abbeville

 
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A l’entrée de la ville, un drôle de monument « élevé par le Prolétariat à l’Emancipation intégrale de la Pensée humaine. En commémoration du Martyre du Chevalier de la Barre supplicié à Abbeville le 7 Juillet 1766 à l’âge de 19 ans pour avoir omis de saluer une procession. »



Le Tréport / Mers-les-Bains


La belle vue depuis le grand Hôtel Bellevue de Mers-les-Bains

samedi 15 septembre 2012

Dieppe

 
Expérience de tourisme impressionniste. « Une Baignade à Dieppe »  selon la proposition de Paul Gauguin. Nous avons encore devant nous…

Un après-midi à la Grande Jatte (Seurat)
Du Canotage sur le fleuve Epte (Monet)
Un Déjeuner sur l'herbe (Renoir)
L’Etude d'un Bar aux Folies Bergères (Manet)
Une Expédition à Cardiff (Sisley)
Un Jour de Fête à Knocke (Pissarro)
Mardi Gras, sur les Boulevards (Pissarro)
Une partie de pêche au Pont de Clichy (Van Gogh)
Un Petit Déjeuner à Berneval (Renoir)
Une promenade à Argenteuil (Caillebotte, Monet),
Une Sieste à Eragny (Pissarro)

vendredi 14 septembre 2012

Fécamp

 
Fécamp est le berceau de la Bénédictine, un élixir de santé aux herbes dont la recette de fabrication est un secret bien gardé. Elle daterait de 1510 et son auteur en serait un moine alchimiste : Dom Bernardo Vincelli.
En 1863, Alexandre-Proper-Hubert  Le Grand, un bibliophile fécampois, la retrouve dans un incunable et décide de la produire et commercialiser en tant que liqueur digestive. Succès immédiat. Alexandre Le Grand s’enrichit rapidement et avec les bénéfices fait édifier à Fécamp un croquignol palais néo-gothique.
Moralité : il faut fréquenter les bouquinistes.

Etretat

 
Faire la planche dans la Manche les oreilles immergées et écouter rouler les galets.

jeudi 13 septembre 2012

Le Havre

  
Retrouvailles avec le Havre - les immeubles Perret, le « volcan » de Niemeyer et la plage de galets où l’on pique-nique les soirs d’été au clair de lune - le but d’un ancien voyage à vélo dont voici quelques images et commentaires vimeo.com/9199845

Honfleur

 

Françoise Sagan vivait à Honfleur dans une maison qu’elle s’était achetée grâce à une heureuse conjonction de hasards autour du nombre 8.
Le 08/08/1958 à 8 h 08 du soir elle avait misé à la roulette tout ce qu’elle avait sur le 8 et gagné 8 millions (d’anciens francs), le prix de la maison.
Du coup nous avons nous aussi tenté notre chance sur le 8. Une expérience de tourisme numérique qui devait nous conduire au numéro 8 de la huitième rue de la ville. Rien ne va plus, faites vos jeux. Perdu. La rue Baudelaire de Honfleur n’a pas de numéro pair.

mardi 11 septembre 2012

Deauville

 

38e festival de cinéma américain. La traque aux stars bat son plein. Difficile de distinguer les photographes professionnels des paparazzi du dimanche. Qu’importe, dans ce safari urbain tout le monde a ses chances. A condition de savoir reconnaître les célébrités des séries et films US. Ou alors mitrailler à tout va dans l’espoir qu'une ou deux se laisseront prendre dans les filets de la carte mémoire. Mais le plus sûr est de suivre les mouvements de foule et de se fier aux cris des fans . « Salma, Salma ».  Bon, d’accord, elle est toute petite dans l’image et pas très bien cadrée.  

Lisieux

 
Lisieux est la patrie de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et du Doliprane dont la boîte jaune et bleue est aux couleurs de la ville.  

Caen

 
A Caen nous avions fait le projet de visiter une rue et une seule : la rue Eugène Poubelle (1831-1907) . Histoire de rendre hommage à ce célèbre Caennais qui fit une belle carrière de haut fonctionnaire. Devenu préfet de la Seine il améliora l’hygiène des Parisiens en rendant obligatoire le stockage des déchets dans des récipients munis d’un couvercle auxquels on donna son nom. Mais ce n’est pas tout. Il est aussi l’inventeur du tri sélectif et imposa trois poubelles par immeuble destinées respectivement aux :
1) matières putrescibles
2) papiers et chiffons
3) verre, faïence et coquilles d’huîtres.
Hélas ce préfet écolo avant l’heure n’a toujours pas de rue à Caen.

lundi 10 septembre 2012

Bayeux


La tapisserie de Bayeux est une fabuleuse BD brodée sur une bande de tissus de 70 m de long. Elle raconte en 57 séquences la conquête de l’Angleterre par les Normands.
Le pitch : au soir de sa vie, le roi d’Angleterre Edouard le Confesseur  décide de confier son royaume au duc de Normandie Guillaume II dit "le Conquérant". Le vieux roi charge son conseiller et beau frère Harold de préparer la succession. Mais ce félon d’Harold profite de la situation et se fait lui-même couronner roi d’Angleterre. L’apprenant Guillaume entre dans une colère noire. Fait construire quantité de bateaux.  Les charge de vin, de nourriture, de chevaux et d’hommes en armes et traverse la Manche bien décidé à récupérer son bien. La bataille décisive a lieu à Hastings où Guillaume fait la peau à Harold. Puis il part couler des jours heureux à Westminster. God save the King.
Le corps principal de l’épopée est bordé en haut et en bas  par des frises truffées de détails fantastiques ou coquins. Une merveille !

dimanche 9 septembre 2012

Coutances

 
"Coutances" est le titre d’une chanson de Dick Annegarn.

Un dimanche après-midi, à Coutances
Dans une chambre d'hôtel moyen, sans étoiles
Le soleil passait à travers des rideaux de voiles
Un soleil frais

Je me suis levé bien tard, ce matin
Trop tard pour le petit déjeuner
Je suis sorti, sans rien manger
Je me suis rangé derrière la queue de la boulangerie
La ville était toute habillée de dimanche et de soleil
Un soleil frais

Sur un banc d'un jardin public, je me suis recueilli
Avec un sablé et un pain raisin comme seule compagnie
Mais qu'est ce que je suis venu faire ici?
Entre deux vacances
Un dimanche après-midi à Coutances

Alors on a fait du poptourisme, on a mangé un sablé et un pain aux raisins sur un banc public au Jardin des plantes. Un splendide parc botanique avec de vieux arbres et des topiaires.

Granville

La maison natale de Christian Dior, "les Rhumbs", est une belle villa  fleurie perchée sur une falaise au-dessus de la mer. Construite à la fin du 19e siècle par un armateur elle a été achetée en 1905 par les Dior qui avaient fait fortune dans la lessive Saint-Marc.

samedi 8 septembre 2012

Avranches

 

Le « tourisme poire » consiste à visiter les lieux qui ont donné leur nom à une poire. Comme la louise-bonne d’Avranches.

Autres destinations  :

Aix-les-Bains (sucrée d’)
Angoulême (duchesse d’)
Bollwiller (beurré de)
Bordeaux (duchesse d’)
Bristol (cross)
Bruxelles (belle de)
Colmar (poire de)
Enghien (bronzée d’)
Gand (congrès de)
Ispahan (chah miver)
Juvigny (rouge de)
Limoges (belle de)
Louvain (poire de)
Montluçon (belle de)
Moscow (pear)
Nantes (belle de)
Nivelles (belle de)
Poitiers (doyenne de)
Quimper (suprême de)
Reims (rousselet de)
Saint-Denis (bonne-serre de)
Salisbury  (poire)
Saumur (poire de)
Sisteron (merveille de)
Stuttgart (rousselet de)
Toulouse (tardive de)
Tournai (triomphe de)
Uccle (marie-louise d’)
Valencia (tendral de)
Vienne (triomphe de)
Washington (pear)

Dol de Bretagne


Dol est un spot de « yarn bombing » ou « knit graffiti », une nouvelle forme de street art qui consiste à habiller statues et mobilier urbain de pièces originales tricotées à la main. Le buste en bronze de Chateaubriand qui étudia pendant quatre ans au collège de Dol est une des cibles privilégiées des yarn bombeuses.

Dinan

 
Dinan a une très jolie gare Art Déco, une vieille ville médiévale et un héros local, lui aussi médiéval, Bertrand du Guesclin, connétable de France et de Navarre. D’une laideur et d’une brutalité légendaires mais aussi d’un courage sans borne, on lui doit d’avoir expulsé les Anglais de France au 14e siècle. On vient de retrouver, le crâne présumé  de sa première épouse, Tiphaine Raguenel (1335- 1373). C’est l’affaire de l’été. La relique a fait l’objet d’un legs anonyme à la bibliothèque municipale. Un objet pas facile à caser dans les collections mais que tous les usagers peuvent désormais consulter. Sur rendez-vous uniquement. Tél. 02 96 39 04 65.

jeudi 6 septembre 2012

Lamballe


Dès la sortie du train, l’odeur tenace de cheval du Haras National. Mais pas le moindre canasson en vue hormis dans les gondoles de l’Office de Tourisme. Figurines, posters, calendriers, peluches, mugs… En revanche on vend de vrais canards vivants sur le marché (4 € pièce). Et dans toutes les boulangeries on trouve des Paris-Brest. Un gâteau recommandé voire conseillé par le Latourex.  Une roue de vélo en pâte à chou garnie de mousseline au praliné et amandes grillées crée en hommage à l'ancienne course cycliste : Paris-Brest-Paris. Une délicieuse pâtisserie vélocipédique.

jeudi 15 septembre 2011

Saint-Brieuc



En hommage à Alfred Jarry qui y fit une partie de ses études et qui y écrivit ses premières pièces, nous avons testé à Saint-Brieuc la promenade gidouille.  Un itinéraire en spirale (sénestrogyre) dessinée sur le plan de la ville à partir d’un point central. En l’occurrence le local du « Cri de l’Ormeau », le magazine d’informations culturelles créé par notre ami Patrice Verdure,  23 rue des Promenades.
Splendide promenade gidouille briochine. Elle se termine en apothéose par la descente de la vallée urbaine du Gouédic jusqu’au port du Légué et la baie de Saint-Brieuc. A marée basse.

Le samedi matin, le crieur public Gaspard Hazard et son porte-voix de marine en laiton, délivre des messages au marché de Saint-Brieuc. Des messages, anonymes ou non, déposés dans des boîtes installées dans plusieurs bistrots de la ville. Poèmes, coups de gueule, déclarations d’amour, petites annonces… « Urgent : Femme, taille 42, recherche vêtements et accessoires pour soirée disco. Merci ».

Gaspard dispose d'une "cabine" dans la cité Baby construite à flan de falaise juste au-dessus de la Baie.  Une petite merveille d'habitat spontané qui date des années trente et des premiers "congés payés".